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Contenu bande son : "Corps écouté."

Le jeune compositeur américain Richard Reed Parry a fait du battement de cœur la source de son concept de composition pour toute une série d'œuvres intitulées simplement  “For heart and breath”. Extrait de l’émission Le cri du Patchwork du 13/03/2016 présenté par Clément Lebrun .Chaque interprète est doté d’un stéthoscope et doit ainsi suivre son battement de cœur individuel tout en suivant la partition et en réagissant au mouvement de respiration de ses collègues. Richard Reed Parry crée ainsi une polyphonie de rythme cardiaque transposé aux instruments, une polyphonie mouvante comme autant d’individus l’interprètent. [ musique ]

Déjà en 1971, Heinz Holliger avait imaginé de mettre à l’épreuve le corps de l’interprète en l’obligeant à s’écouter. Dans  “Cardiophonie”, il dote le musicien de micros phonocardiogramme pour que le battement de cœur soit capté et diffusé dans la salle. le musicien joue ainsi en fonction de son stresse; de son trac ou de sa quiétude au fil de ses battements de cœur et de ses respirations.  Cardiophonie” de Heinz Holliger pour Hautbois, cœur et trois bandes magnétiques est ici interprété par Vinko Globokar dans une version pour trombone donné pour les premières rencontres d'art contemporain de La Rochelle 1973.[ musique ]

 

Extrait de l’émission Le cri du Patchwork du 13/03/2016 présenté par Clément Lebrun sur le thème Corps (1/4) : La musique du corps. Richard Reed Parry,  Quartet for heart and breath,  Album : Music for heart and breath, DEUTSCHE GRAMMOPHON et Heinz Holliger,  Cardiophonie, Création mondiale - Festival des Rencontres d'art contemporain de La Rochelle, NON COMMERCIALISE https://www.francemusique.fr/emissions/le-cri-du-patchwork/corps-1-4-la-musique-du-corps-9276  consulté le 20.12.2020

D’autre part, je poursuivrais ce parcours en provoquant des moments d’échanges entre les participants. Effectivement, ceux-ci sont, je pense,  une source d’enrichissement à la fois identitaire, relationnel, sémantique et expressif. Une sorte de co-pédagogie horizontale s'installe et “communiquer” devient prétexte. En se confrontant à lui-même ou à l’autre, le participant développe les champs lexicaux en lien avec l’expérience et la possible nouvelle sensibilité acquise, il débroussaille et peaufine sa pensée, il se délimite .

Parallèlement à cette intention d’intervention, je conserverai la liberté d’utiliser d'autres moyens d'expressions tels que l’art-plastique comme outils supplémentaire de distanciation. L’apport de ces techniques tierces permettrait peut-être d’éclaircir un raisonnement avant de pouvoir le  partager verbalement . Par cette navigation entre ces différents médiums, nous augmentons nos chances de découvrir ce qui parle à chacun et de ce fait ce qui peut fertiliser , au mieux, le terreau créatif. 

 

Enfin, j’inviterai à écrire. 

 

Écrire pour rendre visible l’invisible.

Écrire pour mémoire du prosaïque, du sacré, de l'éphémère, du superflus ou de l’essentiel.

Écrire pour communiquer à travers l’espace et le temps avec l’autre.

Écrire pour déposer, pour purger, pour effacer.

Ecrire pour (se) relier 

Écriture, ultime outil de recul.

Déroulez le fil de mes pensées!

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